Régions

Australie – McLaren Vale

Mon envie de découverte me pousse toujours plus loin et je décide alors d’aller explorer un nouveau continent. Me voici alors encore une fois à l’aéroport, direction l’Océanie.

Première étape : Adélaïde.
Je constate immédiatement des grands panneaux publicitaires faisant la promotion de l’alcool. Cela me marque particulièrement en comparaison à la France et sa loi Evin que vous connaissez tous. De même je remarque que les panneaux annonçant les directions, indiquent les régions viticoles environnantes. Je me laisse donc guider jusqu’à la Barossa Valley. Sur la route, conduite toujours à gauche, je suis surprise par les paysages. Adelaïde, ville verte et aérée dans le rétroviseur ; le bush s’étend désormais devant moi. Tout est désertique, je peux ressentir et voir la sécheresse des paysages, les marques encore très présentes d’un incendie sur une dizaine de kilomètres. Et puis, il y a les panneaux jaunes en bords de route, ceux annonçant la traversée possible de kangourous, de canards ou de moyens de locomotions en tout genre.

Poursuivant cette route sinueuse, j’arrive tout à coup aux abords d’une petite ville appelée Tanunda, telle une oasis, où j’achète une Bushman Pie, spécialité de ce pays. Sur cette même route, se présente un nombre important de Cellar Door , dont le grand complexe oenotouristique de Jacobs Creek. Evitant les autocars, je préfère pousser la porte du domaine Torbreck. Je suis accueillie par l’œnologue ainsi que par le responsable de la communication. J’ai l’honneur de déguster plusieurs vins composés pour la plupart de Shyraz, Mataro (ou Mourvèdre), Viognier, Cabernet Sauvignon… Nous sentons la forte influence des Cotes Rôtie, région préférée de l’œnologue.

Après les fortes chaleurs de la journée, je décide de rentrer à mon hôtel et de profiter de la proximité de l’océan pour faire un footing sur la plage et me remémorer ces arômes épicés et de fruits confiturés, typiques du syrah.

 

Au petit matin, je prends la direction de McLaren Vale.

Après un peu plus d’une heure de route, je remarque que la végétation a changé, les vignes sont plus feuillues, la chaleur plus supportable. Je découvre l’exploitation d’Arenberg et rencontre Chester Osbourne et son humour Rock n’Roll.

Après une visite de ses installations, en pleine effervescence des vendanges, j’ai l’opportunité de déguster sa gamme. Le nom des vins est parfois loufoque, à l’image du Dead Arm. Et puis, je lui demande ce qu’il aurait aimé être à défaut d’être œnologue, il me répond tout simplement : « Rock Star ». Je comprends alors que toute cette énergie un peu folle, est mise au service du bon assemblage, d’un bon équilibre entre acidité et sucrosité, telle une chanson des Pink Floyd.

Je visite d’autres domaines produisant peu de quantité mais d’une qualité remarquable et bénéficiant d’une image de marque forte, permettant d’être sold -out avant même la mise sur le marché des vins produits.

Je suis heureuse d’avoir dégusté, non seulement des mono-cépages (image ancrée des vins du nouveau monde) mais de magnifiques assemblages, me faisant oublier les 10h de décalage horaire et mes repères aromatiques. Cette mise-en-bouche australienne me ravie mais il me reste tant à découvrir, je suis prête à repartir et me retrouve de nouveau… à l’aéroport.

 

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