Régions

Australie – Yarra Valley/ Heat Cote

Cette fois –ci direction Melbourne, ses quartiers arty, ses quais, sa city etc. Je sens une vie culturelle forte ici, il ne se passe pas un jour sans un événement culturel.

D’ailleurs, en ce moment il y a le Wine and Food Festival, serait ce un signe ?

Je me perds dans les rues du quartier où je loge, le South Yarra et son influence Hipster. Lors de ce festival, ce sont des restaurants, des caves, de lieux de rendez-vous, qui ouvrent leurs portes et qui proposent des MasterClass, des dégustations et des accords mets et vins. Le jour suivant, je rencontre différents intervenants de la filière viti-vinicole : un professeur dispensant le WSET, le gérant d’un Liquor Store et je finis ma journée au South Melbourne Market, où j’ai la chance de déguster plus de 25 vins provenant de 10 régions australiennes différentes. Etant ici pour quelques jours, je décide de découvrir l’arrière pays en commençant par la Heatcote.

Sortant de la voiture, le vent chaud sur la peau permet de ne pas ressentir les 26 degrés. Le paysage est rude et sec. Je suis imprégnée par une odeur de pins chauds, de terre aride. Je m’arrête dans un premier domaine. Je suis accueillie par un vigneron passionné et sa femme. Nous nous installons autour d’une table en chêne patinée par le temps et nous dégustons un magnum de Syrah 2012 accompagné de fruits frais et sucrés (melon, pastèque, et raisin de sultane).

Je repars le cœur et l’estomac remplis, vers une autre région très importante en Australie : la Yarra Valley.

Changement de décor. Je découvre une flore riche, verdoyante. Je traverse une forêt humide, je croise même de petits walibis au bord de la route. C’est tout simplement magnifique. J’ai le réel sentiment d’être en exploration dans la jungle. Je poursuis ma route sur une piste me conduisant au domaine Yeringberg où je suis attendue par Monsieur Guill de Pury. Sa fille, qui a repris le domaine est là aussi. Après une visite d’une partie de son domaine, faisant au total 500 ha, nous nous dirigeons vers une grange. Dans celle-ci je peux observer d’anciens outils d’agriculture, tel un musée. Lors de la dégustation de ses vins, je constate qu’histoire et modernité se conjuguent, telle une passation entre les générations. Pour ce vignoble tout à commencé en 1915, c’est d’ailleurs cette bouteille que Monsieur de Pury sauverait si sa cave venait à être ensevelie (cf interview).

Je regagne ma voiture, en laissant le chant des oiseaux emplir l’habitacle. Je décide de m’égarer un peu dans la région avant de repartir vers d’autres contrées. Je m’arrête dans un champ face à un vignoble, cultivé en biodynamie par un vigneron ayant fait ses classes en France, en Côte du Rhône plus précisément. Une table est installée sous un grand arbre et je déguste de beaux cabernets francs, du sauvignon et de la syrah.

Il est l’heure pour moi de reprendre la route après ce séjour dépaysant et d’aller déguster des pinots noirs et du chardonnay dans un pays où se trouve un diable bien connu.

 

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