Régions

Grèce

Je mets un pull et une écharpe, me voilà arrivée à Athènes.

Le temps de faire une courte visite touristique de la ville  et quelques rendez vous m’attendent. Je découvre qu’en Grèce, il y a plus de 900 cépages autochtones, donc environ 300 répertoriés officiellement.

Lors de mes visites, j’ai le plaisir de découvrir l’Agiorgitiko, aux arômes de fruits mûrs et au boisé équilibré. Les œnologues soulignent la forte hausse de la demande de vins grecs, localement et à l’international, et cette fierté pour les cépages locaux. Je poursuis donc ma route vers le Péloponnèse, et m’établis à Napflio. Je suis réellement conquise par cette ville dès mon arrivée. De petites rues pavées et très fréquentées. Une architecture historique, avec le fort de Palamidi et les 999 marches pour y accéder. Il y règne une atmosphère douce, familiale, cela me fait penser aux villages de Provence.

Je m’assois à la terrasse d’un des nombreux restaurants situés sur la place Syntagma et je commande les fameuses Dolmadakia (ou feuilles de vigne farcies). Je ressens la grande influence de l’histoire ici, plus qu’à Athènes.

Je me dirige ensuite vers Naoussa, berceau de la viticulture. J’y déguste de magnifiques Xinomavro aux arômes de tomates séchées et d’épices. Devant moi s’étend une mer rose, fruit de milliers d’hectares de pêchers en fleur. Puis, je suis reçue dans un magnifique domaine où je peux apercevoir le Mont Olympe et son sommet enneigé. Le ciel dégagé de ce jour, me permet de constater les multiples couleurs de ce paysage magnifique : la mer, les vignes et les fleurs.

Lors d’une autre visite, l’œnologue me propose de goûter le retsina ou communément appelé « vin résiné ». Il s’agit d’un vin blanc auquel on rajoute une résine d’origine végétale, cela lui procure des arômes de résine de pin, de térébenthine.  Ce vin est l’un des liens indéfectibles avec l’histoire, tout comme les temples, ruines etc. Le vignoble grec est historique et nouveau à la fois, avec une volonté de redécouverte et de culture des cépages autochtones.

Par curiosité, lors d’un repas, je profite des nombreux mezzés (tzatziki, houmous, tarama), pour découvrir quelques vins provenant des cyclades ou autres régions que je ne peux malheureusement pas visiter : un Assyrtiko de Santorin et un Malagousia de Macédoine.

Je termine mon périple par Thessalonique et je ne me fais pas prier pour aller dans un « Feta Bar » et déguster une dizaine de fromages différents. Ici, je ressens moins les effets de la crise que subit le pays depuis quelques années. Les grecs peuvent paraître durs au premier abord, mais lorsque vous prenez le temps de parler avec eux, d’échanger les quelques mots que vous avez appris dans leur langue, ils incarnent la générosité même, vous offrant une grappa, une pâtisserie, des chewing-gum « Elma », à base de résine provenant de l’île de Chios etc.

Malgré les blessures, les grecs sont fiers de leur histoire, de leur patrimoine. Une phrase grecque entendue me vient en tête et qui résume parfaitement mon voyage en Grèce et mes découvertes :

« i zoí eínai oraía » (la vie est belle)

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