Régions

Portugal – Porto

Poursuivant mon périple, je quittais la région de Ribera del Duero en Espagne, pour le Portugal. En chemin, je m’arrêtais à quelques kilomètres de la frontière et j’appréciais alors, un des plats traditionnels, une assiette de poulpe. Aux abords de Porto, j’eus la sensation de littéralement plonger dans la ville en direction du fameux Douro de part ses grandes pentes pavées . Cette ville m’était jusqu’à présent totalement inconnue et je m’émerveille à chaque coins de rue. Comme pour la Rioja, je m’étonne du contraste entre modernité et tradition. C’est en arrivant au bord du fleuve, assise à la terrasse d’un restaurant que cela me marqua.

Je commande un plat typique de la région : Bacalhau à bras accompagné d’un vin régional Alentejano. et j’observe deux pont originaux en fer, permettant de joindre Porto et Nova de gaia. Sur la rive me faisant face, plusieurs grandes maisons de Porto sont installées, leurs grandes enseignes lumineuses soulignent que le Douro a toujours été un axe important pour le commerce et le tourisme. Je décide de rentrer à l’hôtel avec les paroles de Bertrand Belin en tête… « J’ai le sucre au bord des lèvres, le rubis au creux du ventre, un petit creux aussi c’est vrai… »

Sous un franc soleil, je pars en direction de l’interprofession, qui m’apprend qu’au Portugal il existe plus de 340 cépages autorisés dont 250 variétés autochtones. Ne restant que quelques jours dans le pays, je n’aurais pas le plaisir de toutes les découvrir, devant conjuguer avec mon amie Modération.

Pour le déjeuner, je suis invitée dans une Quinta non loin de Porto, et je constate qu’au Portugal, la soupe de légumes est typique en entrée, comme l’est la crème brûlée en dessert.

La région de Porto est surtout connue pour les Porto. Lors de mes dégustations, j’apprends qu’il existe le Ruby, le Late Bottled Vintage (LBV), les Tawnies, Coheita et autres Vintage. Tout dépend de leur élevage (foudre en bois ou pipas ou barriques ouvertes) et du temps avant la mise en bouteille. Je succombe pour un Tawny 20 ans d’âge, avec ses arômes de noix et de fruits secs que je dégusterais avec plaisir avec un fondant au chocolat et son colis de fruits rouges.

Je découvre aussi le Vinho Verde, qui n’est pas un vin issu de raisin vert, ou non mûr, mais la production d’une région situé dans le nord ouest du pays, subissant une forte influence atlantique et apportant ainsi beaucoup de fraicheur et d’acidité aux vins.

Les portugais sont très fiers de leur culture. Ayant subit une forte crise économique ces dernières années, ils ont la volonté de faire rayonner leur production de vins tranquilles et de Porto à travers le monde, grâce à des forts investissements tant au niveau des exportations (participation à des salons, recherche de nouveaux marchés) qu’au niveau de l’oenotourisme. De nouveaux projets voient le jour afin d’éduquer le consommateur et de valoriser leur patrimoine.

Je décide ensuite, de remonter le Douro à bord d’un Barco rabelo et pour accompagner ce voyage je commande une pasteis de nata et un verre de porto.

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